Ce mardi 2 juin, le Palais des sports de Besançon s’est transformé en une véritable arène technologique. Pour sa 22e édition, le concours Cybertech’Comtois a rassemblé 1200 collégiens de troisième venus des quatre coins de la Bourgogne-Franche-Comté. Leur mission ? Faire s’affronter les robots qu’ils ont imaginés, programmés et assemblés durant toute leur année scolaire.
Une ambiance des grands jours régnait dans les tribunes du Palais des sports. Pourtant, sur le terrain, ce ne sont pas des athlètes qui se sont disputés la victoire, mais de drôles de petites machines roulantes. Derrière les manettes et les écrans de contrôle : élèves de 3e issus de 25 collèges, concentrés, stressés, mais terriblement fiers du travail accompli.
Un projet de longue haleine : de la salle de classe à l’arène
Pour ces ingénieurs en herbe, cette journée est le point d’orgue d’un défi qui aura duré toute l’année. Intégré au programme de technologie, le projet Cybertech’Comtois demande un investissement total. Conception assistée par ordinateur, choix des matériaux, câblage électronique et surtout programmation informatique… Les collégiens ont dû s’initier aux réalités de la robotique moderne.
« On a passé des semaines à peaufiner le code pour que le robot tourne pile au bon moment », confie l’un des participants, les yeux rivés sur la piste d’homologation. « Voir sa machine s’animer après des mois de galères et de tests, c’est une sensation incroyable ! »
Entre stratégie, stress et fair-play
Sur les différentes pistes installées pour l’occasion, les robots ont dû enchaîner les épreuves : suivi de ligne précis, évitement d’obstacles, courses de vitesse ou encore défis d’agilité. À chaque run, la tension est palpable. Un millimètre de trop, un capteur qui s’affole sous les projecteurs de la salle, et c’est le hors-piste assuré. Dans les stands, l’entraide reste de mise : on s’échange un tournevis, on conseille un groupe rival sur un bug de dernière minute.
Au-delà de la compétition pure, Cybertech’Comtois s’impose depuis plus de vingt ans comme un formidable incubateur de vocations. En poussant les élèves à travailler en équipe et à résoudre des problèmes concrets, le concours prouve que les sciences et la technologie n’ont rien d’ennuyeux.
Alors que les trophées de cette 22e édition ont été remis sous les applaudissements nourris des professeurs et des parents, une chose est sûre : la relève technologique de la région est déjà assurée.
